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Avocats, notaires, huissiers : n'ayez pas peur du digital !
Avocats, notaires, huissiers : n'ayez pas peur du digital !

Le digital fait souvent peur aux cabinets juridiques. Et si le professionnel du droit de demain devait impérativement s'y mettre ?

Un "poil" de culture

Plus de 55 ans après l’utilisation du premier ordinateur de bureau, les nouvelles technologies ne cessent de proliférer.
Selon une étude publiée fin 2017, les entreprises ayant réussi leur transformation digitale seraient en moyenne 26% plus rentables que leurs pairs.

A l’heure actuelle, pas un jour ne passe sans qu’une innovation ne voit le jour, chacune d’entre elles suscitant son lot de critiques, positives comme négatives. Et si de nombreux utilisateurs s’en inquiètent, il paraît souvent difficile de se passer des nouveaux outils qui existent. D’autant que leur utilisation facilite grandement le quotidien, professionnel comme personnel, de millions de personnes.

Quelle que soit leur taille, de nombreuses entreprises utilisent les nouvelles technologies dans leurs activités quotidiennes et développent un site internet "vitrine" pour améliorer leur visibilité. Toutefois, elles se montrent souvent très frileuses quand il s’agit de pousser plus loin la transition numérique. Ainsi, pour une majorité de sociétés, le digital représente une avancé nécessaire mais menaçante.

Nombreuses sont celles qui affirment que, si le digital simplifie le quotidien, il n'est pas toujours facile à comprendre et à utiliser : il s'agirait alors de dépasser des blocages humains liés à la gestion du changement.

Autre sujet qui peut effrayer : la collecte de données personnelles. A ce sujet, les législateurs français comme européens agissent pour inciter les utilisateurs à faire confiance au digital. C'est ainsi que verra le jour en mai prochain le RGPD (Règlement Général pour la Protection des Données), conçu pour rassurer tant les entreprises que les internautes. Les nombreuses dispositions qui le composent doivent aider à reprendre le contrôle sur le traitement des données à caractère personnel. De même, la question de la transparence des entreprises dans la collecte et le traitement de ces informations devrait aider à protéger davantage les individus.

Et si les legaltechs venaient aider les professionnels du droit à être plus performants ?

Ce qui effraie le plus souvent les avocats, les notaires ou les huissiers c'est la variable « inconnue » : l’emploi des nouvelles technologies signifie souvent repenser sa façon de s'organiser et de travailler.

Pourtant, le plus souvent, l'objectif des legaltechs est d’aider les avocats, notaires ou encore huissiers à surmonter les difficultés liées à leur activité. De plus, les legaltechs sont souvent des intermédiaires plutôt que des sociétés de traitement de données, et ne cherchent donc pas à collecter un maximum de données à caractère personnel.

Ceci étant dit, on constate que le digital n’est pas une priorité pour de nombreux cabinets d'avocats, d'huissiers ou d'études notariales. Ceux-ci préfèrent souvent investir dans d’autres projets considérés comme « plus prioritaires », même si cela ne leur rapportera pas autant sur le moyen terme qu’une véritable transformation numérique.

Il s'agirait donc de gérer au mieux cette conduite du changement pour que chaque acteur en retire un maximum de bénéfices.
Car entreprises juridiques comme internautes auraient à y gagner : les premiers en étant plus rentables, les seconds en étant mieux informés et protégés.

Gaëlle Guillevic

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